Information Voyage Au Fidji
Voyage Au
Fidji
La république des Fidji est un État
insulaire situé dans le Pacifique-Sud au nord de la
Nouvelle-Zélande. Les États limitrophes sont à l’est la
Nouvelle-Calédonie, puis Tonga et les Samoa occidentales
à l’ouest, et Tuvalu au sud. Les Fidji forment un
archipel de 844 îles, îlots et atolls, dont une centaine
seulement sont habitées.

Les deux îles principales sont, au
sud-ouest, Viti Levu (10 493 km²) et, au nord-est, Vanua
Levu (5515 km²); elles représentent 87 % de la
superficie totale du pays. Les autres îles importantes
sont Taveuni (435 km2), Kandavu
(409 km²), Ovalau (104 km²), Ngau (140 km²), Koro (104
km²) et Rotuma, située à 465 km au nord-ouest.
Les 796 000 Fidjiens sont représentées
par deux ethnies principales: les Fidjiens d’origine
mélanésienne (les Mélano-Fidjiens) et les
Fidjiens d’origine indienne (les Indo-Fidjiens).
Les premiers habitants furent les Mélano-Fidjiens, mais
ils ne comptent plus aujourd’hui que pour 46,2 % de la
population. Ils sont minoritaires dans leur propre pays
depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, car les
Indo-Fidjiens atteignent maintenant les 48,6 % de la
population. Il convient d’ajouter à cette population un
petit nombre d’Européens (1,8 %), de Rotumans (1,2 %) de
l’île Rotuma, de Gilbertais (0,6 %) originaires de
Kiribati, et de Chinois (1,6 %).
2.1 Les
Mélano-Fidjiens
Les Mélano-Fidjiens parlent le fidjien,
mais celui-ci est fragmenté en deux variétés
principales: le fidjien occidental (env. 50 000
locuteurs) et le fidjien oriental (331 000 locuteurs).
C’est cette dernière variété qui a été adoptée comme la
langue officielle de l’archipel. Par ailleurs, chacune
des deux grandes variétés de fidjien se divisent
elles-même en plusieurs formes dialectales. Le fidjien,
à l’instar du rotuman (9000 locuteurs), du gonedau (env.
500 locuteurs) et du gilbertais ou kiribati (2500
locuteurs) appartient aux langues océaniennes de la
famille austronésienne (sous-groupe mélanésien). En
fait, ce territoire fait partie d’un ensemble plus vaste
couvrant une grande partie du Pacifique et formant ce
qu’on appelé le
triangle polynésien, dont les sommets sont Hawaï
au nord, l’île de Pâques au sud-est et la
Nouvelle-Zélande au sud-ouest; toutefois, le fidjien
fait partie des langues mélanésiennes et non des langues
polynésiennes.
Contrairement au fidjien, le rotuman
parlé dans l’île de Rotuma au nord de l’archipel fait
théoriquement partie des langues polynésiennes, à
l’exemple du samoan et du tongien. Il semble constituer
une langue distincte bien qu’il soit apparenté par son
lexique au fidjien occidental (langue mélanésienne) et
aux langues polynésiennes. Certains linguistes, pour
leur part, n’hésitent pas à affirmer en même temps que
le rotuman forme un isolat linguistique.
2.2 Les
Indo-Fidjiens
Les Indo-Fidjiens, quant à eux, parlent
surtout l’hindi, une
langue indo-iranienne (d’origine indo-européenne),
mais la variété d’hindi la plus largement répandue aux
Fidji diffère de celle en usage en Inde: elle est
appelée l’hindi des Fidji (ou Fidjian
Hindi ou encore
hindoustani). L’hindi standard, plus classique,
est employé dans des circonstances formelles telles les
rituels religieux, la presse écrite, la radio, l’école,
etc. Plusieurs petites communautés indiennes parlent
d’autres langues indo-iraniennes telles que le bengali
(env. 17 000 locuteurs), le goudjarati (env. 6200
locuteurs), l’ourdou, le pendjabi ou le gourmouki;
d’autres utilisent plutôt des
langues dravidiennestelles le tamoul (env. 6600
locuteurs), le télougou ou le malayalam. Dans
l’ensemble, à part le bengali et le goudjarati, l’usage
de toutes ces langues semble en constant déclin.
2.3 Les
anglophones
L’archipel des Fidji compte quelque 5000
anglophones, essentiellement des Britanniques, des
Australiens et des Néo-Zélandais. La plupart des membres
de cette petite communauté blanche font partie d’un
groupe économiquement privilégié. Ce sont des
descendants des anciens colonisateurs qui ont conservé
leurs richesses, notamment en tant que propriétaires de
plantations ou commerçants dans l'import-export. Ils
constituent une population coloniale typique dont le
rôle n'a nullement été remis en question par
l'indépendance des Fidji. Ils ne causent pas de problème
particulier étant donné les liens qui unissent les Fidji
à l'ancienne métropole et à l'Australie.
L’anglais est utilisé comme langue
seconde par un grand nombre de Chinois et de Rotumans
habitant les villes. Les Indo-Fidjiens recourent aussi à
l’anglais, mais les Mélano-Fidjiens l’emploient
rarement.
2.4 Les autres
ethnies
Les Fidji comptent enfin de petites
communautés océaniennes formées de Mélanésiens, de
Polynésiens (Maoris) et de Micronésiens (les Banabans de
l’île Océan). Certains groupes ont conservé leur langue
maternelle, tels les Banabans établis à l’île de Rabe et
les Gilbertais originaires des îles Ellice (aujourd’hui
Tuvalu) et vivant maintenant dans l’île de Kioa. Le
monde asiatique est également représenté par une
communauté de plusieurs milliers de "Chinois", appelés
Yué, originaires de la région de Canton. Ce sont
de discrets commerçants dans l'import-export. Ils
utilisent entre eux le chinois cantonnais mais l’anglais
avec les autres communautés.
Des deux groupes d'îles qui forment la
colonie des îles Gilbert et Ellice, celui des îles
Ellice est situé à l'intérieur de la Polynésie; la
population et la langue parlée dans ces îles sont
polynésiennes. Les îles Gilbert, quant à
elles, font partie de la Micronésie, et la population et
la langue sont
micronésiennes, même si l'on y constate une certaine
influence polynésienne, attribuable aux liens étroits
entretenus avec la population ellicienne. Lors du
référendum de 1974, une majorité écrasante d'Elliciens a
voté en faveur de la séparation de la Colonie et, en
1975, ce qui anciennement constituait les îles Ellice
est devenu le nouvel État de Tuvalu qui a finalement
accédé à l'indépendance en 1978. Quant aux îles Gilbert,
elles sont devenues le Kiribati.
2.5 Les
langue véhiculaires
Étant donné les
tensions interethniques aux îles Fidji et le fait que
personne ne veut en principe apprendre la langue de
«l'autre», les populations ont tendance à avoir recours
à ce qu'on peut appeler une «langue d'évitement». C'est
souvent l'anglais lorsque les locuteurs connaissent
cette langue, mais c'est également l'une des variétés
pidginisées du fidjien aussi bien que de l’hindi
des Fidji (ou hindoustani). Tandis que les
Mélano-Fidjiens préfèrent parler le pidgin
hindoustani (plutôt que l'hindi des Fidji), les
Indo-Fidjiens ont recours au pidgin fidjien
(plutôt aux fidjien). Ainsi, il existe trois langues
véhiculaires aux îles Fidji: l'anglais, le pidgin
fidjien et le pidgin hindoustani.
| Langue(s) |
Population |
Monnaie Utilisé |
Superficie |
Capitale |
|
Anglais |
832
494 |
Dollar des Fidji |
18
270 km² |
Suva |
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